Carnivore et fier de l'être

Il faut résister au végétarisme !

Publié le 8 août 2012, catégorie bouffe
Tags: animal, carnivore, troll, vegan, vegetalien, vegetarien
2 commentaires

J’ai vu passer ce matin un article sur le veganisme.

Bon, chacun fait ce qu’il veut, je ne juge pas, mais je voulais apporter un contrepoint.

Mais avant de commencer : pourquoi une réponse ici et pas en commentaire de l’article ? Parce qu’il faut s’inscrire. Les sites qui n’autorisent à envoyer des commentaires qu’en montrant un blanc-seing montrent leur respect de la liberté. Et non, je ne vais pas me faire fliquer (parce que qui dit connexion, dit cookie de tracking, et je n’ai pas bloqué 7 mouchards intrusifs sur ce site pour me faire tracer volontairement) par un site au pretexte de vouloir donner mon avis.

La cause animale

Premier argument évoqué : je ne mange pas de viande parce que j’aime les petits lapins.

Il faut savoir que l’homme a un tel impact écologique actuel qu’il contrôle entièrement son environnement. C’est un fait. En particulier, l’homme a un droit de vie et de mort sur la plupart des espèces qui le cotoient. On peut s’en offusquer, le regretter, ou ce qu’on veut, cela n’en reste pas moins un fait.

En particulier, l’homme classe les différentes espèces animales en deux catégories : les utiles et les non utiles. Et bien comme les non utiles, l’homme s’en tape, elles disparaissent. Tout simplement.

Et donc, oui, rendre utile une espèce animale en la transformant en animal de boucherie sauve tout simplement l’espèce. Par exemple, les percherons, race de cheval de trait, fort utile pour labourer les champs, un peu moins maintenant qu’on a tout mécanisé. L’espèce est devenue tellement rare qu’elle a été au bord de l’extinction, et n’a été sauvée que depuis qu’on en bouffe. Et c’est pas moi qui le dit, c’est wikipedia :

À partir des années 1960, le Percheron n’est plus d’aucune utilité au travail en France, et ses effectifs ont très fortement baissé, au point qu’à l’arrivée des années 1970, bien que des éleveurs continuent d’en présenter aux concours régionaux et nationaux de la race, sa situation est critique. Les neuf races de chevaux de trait françaises alors sont reconverties en animaux de boucherie, la boucherie chevaline assure, paradoxalement, une partie de la sauvegarde du Percheron en gardant son capital génétique intact mais aussi en transformant son modèle, autrefois puissant et sportif, en celui de « bête à viande ».

Où est le respect de l’animal lorsque le choix se limite entre le bouffer ou le laisser crever…

Le végétalisme c’est bon pour la santé

Permettez-moi de citer encore une fois wikipedia :

Cependant, alors que l’Institut national de prévoyance et d’éducation pour la santé (INPES) affirme dans le livre « La santé vient en mangeant » qu’un régime lacto-ovo-végétarien peut être nutritionnellement équilibré, l’institut n’est pas du même avis concernant le végétalisme. Il écrit en effet que « ce type de régime rend très difficile la satisfaction des besoins en acides aminés indispensables, en fer, en calcium et en certaines vitamines. Le suivi d’un régime végétalien à long terme fait courir des risques pour la santé, notamment pour les enfants. »

En clair : non, ce n’est pas dangereux pour la santé tant qu’on prend des compléments alimentaires pour compenser ce qui n’est pas apporté par l’alimentation. Je sais pas vous, mais moi, bouffer des pilules n’est vraiment pas ce qui me fait rêver…

On me retorquera, avec raison, que bouffer n’importe quoi n’importe comment amène aussi des carences. Soit, mais ce n’est pas en devenant végétalien qu’on va arrêter de bouffer n’importe quoi. Après tout, si on ne bouffe que des frites, on est dans les clous végétaliens (sauf si comme moi vous faites des frites avec du gras de bœuf et du saindou).

L’industrie animale est un enfer

Là, on est d’accord. Les usines à viande, ou les abattoirs industriels sont proprement une honte. D’autant que la viande produite est organoleptiquement dégueulasse.

Eh ben figurez-vous que pour les légumes c’est pareil : le bio, c’est mieux que l’intensif. Sauf que pour l’élevage, le label bio n’a aucune valeur : juste que la bouffe qu’on donne à l’animal est d’origine bio, mais on peut en entasser des centaines dans des hangars ou les abattre à coup de batte qu’on aura encore le label.

Bref, comme d’habitude : choisissez bien vos fournisseurs. Mais je ne vais pas me priver de bonne viande ou prétexte que 90 % de la production c’est de la merde. Je ne choisi que les 10 % qui sont bons.

Il ne faut pas utiliser du cuir

Ça, c’est la spécificité des végans. Il faut au moins leur reconnaître ce mérite : c’est con de refuser de tuer des vaches pour les bouffer si on est quand même obligé de les tuer pour récupérer la peau. Au moins, ils ont la palme de la cohérence.

Je retourne l’argument : je vais de toute façon tuer une vache pour la bouffer, ce serait con de perdre la peau.

D’autant que le cuir est encore supérieur à toute matières synthétique pour pas mal d’usages. Par exemple je fais de la moto, et en terme de protection (notamment contre l’abrasion en cas de chute) on ne fait pas encore aussi bien que le cuir. Oui, il existe des matières (comme le cordura) qui s’en rapprochent, mais un blouson en cordura après une glissade à 30 km/h est mort, alors que mon cuir est certe rapé, mais largement présentable après une bonne séance de nettoyage/cirage. Je continue même à le mettre avec des costards, et ça n’a choqué personne.

Manger de la viande c’est pas écologique

Il parait que produire un kilo de viande consomme plus de CO2 que produire un kilo de carottes. Certainement, mais bon, réduire l’écologie à la production de CO2 me parait extrêmement réducteur.

Et puis réduire l’impact écologique de l’homme est certainement louable, mais si c’est pour l’empêcher de bouffer, à quoi bon ?

Et puis restons cohérent : quand une espèce colonise son milieu écologique, l’homme n’hésite pas à réguler les proliférations d’espèces en buttant les animaux surnuméraires. L’homme est devenu un prédateur qui détruit son environnement au détriment des autres espèces, régularisons le cheptel ! Le vrai problème écologique c’est pas l’homme, c’est juste qu’il est trop nombreux. Ah, on me chuchotte dans l’oreillette que c’est justement pour cette raison qu’on laisse crever de faim les deux tiers de la population mondiale.

Humour noir mis à part : oui, on bouffe trop de viande. La viande ne devrait pas être la base de notre alimentation, et c’est malheureusement le cas dans la plupart des pays dits développés. Mais le problème écologique n’est qu’un problème dérivé d’un problème plus fondamental : la malbouffe. On mange n’importe comment. La viande à tous les repas n’est que la preuve d’un manque d’imagination et de curiosité culinaire. Surtout quand la viande en question se limite aux seuls bœuf/poulet. Mais ce n’est pas un morceau de macreuse, ou un steak de cheval une ou deux fois par semaine qui va tuer la planète.

Modérons les propos

Soyons clairs : je n’ai rien contre les végétariens (au sens large). Après tout ils ont le droit de manger ce qu’ils veulent, et s’ils ne veulent pas manger de viande, libre à eux. À partir du moment où ils ne viennent pas m’empêcher de bouffer une carbonnade, je veux même bien aller diner avec eux. On pourra troller de vive voix.

Il y a quand même un argument qui revient souvent pour justifier le végétarisme et que je n’ai pas développé ici : ceux qui tout simplement n’aiment pas ça. Et bien parce que je n’ai aucun argument contre ça.

2 commentaires

De : Jen (envoyé le 08/08/2012 15:43)

je suis végétarienne depuis deux ans et maintenant, la raison, c'est devenu aussi "parce que je n'aime pas la viande", on perd le goût, c'est comme quand on arrête de manger sucré, après, ça écoeure. Bon, des articles comme le tiens, il n'y en a pas des milliers sur le net, tu n'es pas dans la critique méchante, dans le refus total d'entendre les arguments végéta*iens, c'est cool, ça m'a plu de te lire.

Par contre, aucun végéta*iens ne t'approuvera sur le fait, par exemple, qu'il vaut mieux continuer à faire vivre une espèce (pour la bouffer), faire naître pleins de petits pour les faire vivre une vie de merde qui se termine par un massacre. Franchement, c'est con, autant arrêter tout.

Pour l'écologie, ben ce n'est pas que le CO2... Y a l'eau aussi, évidemment (15000 litres pour un kilo de viande), et puis l’aberration du fait qu'on file des tonnes de céréales au bétail pour qu'il se transforme en viande, c'est une perte énorme en soi. Autant bouffer les céréales, non? Ou les filer aux gens qui crèvent de faim. C'est la production de ce qui va nourrir le bétail qui demande autant d'eau (et de pesticides evidemment) et qui est un désastre écologique..Puis y a aussi le transport du bétail et bcp d'autres éléments...

Bref, on me dit souvent "mais les légumes ils ont souffrent aussi tu y penses?", c'est un argument hautement débile, on croirait que les gens pensent qu'une vache naît et puis qu'on peut la bouffer sans qu'elle ait besoin de se nourrir elle aussi avant d'avoir l'air d'un beau gros steak.

Bref, pour le reste de tes arguments, c'est un peu "ben oui mais c'est comme ça et pas autrement, voila, point." Ben oui, mais non, y en a qui ont vraiment le désir de changer les choses. De toute façon, le monde change, évolue, n'arrête pas de s'adapter, donc les omnivores, il faudra bien vous habituer; même si c'est très lent, le monde tend vers le végétarisme. Les afro-américains ont eu des droits, les femmes aussi, ben ça sera bientôt le tour des animaux, hé ouais.

Tu dis "En particulier, l’homme a un droit de vie et de mort sur la plupart des espèces qui le cotoient. On peut s’en offusquer, le regretter, ou ce qu’on veut, cela n’en reste pas moins un fait."

Ben à une époque, l'homme blanc avait le droit de vie et de mort sur les hommes noirs, dans certains pays c'est encore le cas pour les hommes vis-à-vis des femmes. C'est préférable si ça évolue, non ?

Je terminerai par dire que souvent, j'ai l'impression que dans l'esprit des gens, ça a toujours été comme ca, on a toujours bouffé de la barbaque une voir deux ou trois fois par jour. Hem... ben non, c'est plutôt récent en fait, donc y a moyen de revenir en arrière (et en manger bcp plus modérément, selon les besoins et non les envies)

Bon, aussi, j'adooooooooooore manger et je trouve que ce qu'il y a dans mon assiette depuis que je suis végé est mille fois meilleur, plus inventif, plus beau, plus coloré, plus varié! Et pour les végétaliens, c'est pareil, wikipédia c'est pas une référence, les nutritionnistes et diététicien non plus, ils se sont fait fourrer pleins de conneries dans le crâne sur l'alimentation, les acides aminés, les protéines etc... La meilleure preuve de ce que j'avance est que j'ai des amis végétaliens qui le sont depuis des années, qui ne bouffent pas de pilules (d'ailleurs, on trouve des quantités de pilules de merde ds la viande industrielle, j'espere que tu es au courant) et qui pètent la forme, qui ont l'air plus jeune... non mais franchement, il FAUT se renseigner avec le plus de sources possibles avant d'avancer que ce régime est dangereux, c'est absolument faux.

allé j'arrête mais ça serait un plaisir de dîner avec toi, si c'est moi qui cuisine :)

De : rémi castanéda (envoyé le 12/12/2013 15:55)

Ben moi je tiens juste à te dire que je suis d'accord avec toi. Toute cette bien pensance de bobos parisiens commence à m'agacer fortement, Mr Caron en tête de liste.
Cordialement, un mangeur de viande qui est bien décidé à ne pas changer.

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